Ngawang Sangdrol a été libérée

La jeune religieuse tibétaine Ngawang Sangdrol, condamnée à 21 ans de prison, a été libérée le 17 octobre pour raisons médicales.

Elle a quitté la prison n°1 de Lhassa à 11h30 (GMT) pour être conduite au domicile de sa famille. Depuis plusieurs jours, son état de santé inspirait les craintes les plus vives et les interventions en sa faveur s'étaient multipliées.

Le Comité de soutien au Peuple tibétain (CSPT-France) qui agit en faveur de cette libération depuis près de dix ans accueille cette nouvelle avec satisfaction et souhaite que la jeune femme puisse recevoir, au Tibet ou en France, les soins que son état exige.

Il remercie toutes les personnes, élus nationaux ou municipaux, intellectuels, artistes, sportifs, militants des droits de l'homme qui, au cours de cette longue campagne ont manifesté une solidarité sans faille et il les invite à poursuivre leur action en faveur de la libération de tous les prisonniers de conscience tibétains avant la fin de cette année.

Jean-Paul Ribes, président du CSPT
cspt@francenet.fr - http://www.tibet-info.net/

Le CSPT vous proposera sans tarder de participer
à des actions pour la libération de tous les prisonniers tibétains.


Source : AFP 18 oct 02

Ngawang Sangdrol, qui vient d'être libérée par la Chine pour "bonne conduite", a subi des tortures, selon le Centre TibDémocratie étain pour les Droits de l'Homme et la (TCHRD), basé à Dharamsala.
 Le TCHRD se base sur des informations fournies par téléphone par Rinzin Dolkar, une soeur de la religieuse, qui lui a rendu visite à l'infirmerie de la prison de Lhassa le 20 septembre et l'a trouvée "extrêmement faible".

 "Elle a subi des passages à tabac et des tortures et n'a pas reçu de soins médicaux appropriés. Sa santé est dans un état critique et demande une intervention médicale d'urgence", indique le TCHRD, qui souligne que la soeur de la religieuse a constaté que la détenue pouvait "à peine bouger ou se nourrir".

 Ngawang Sangdrol, emprisonnée depuis 1992 pour "propagande et agitation contre-révolutionnaire", a été libérée 9 ans avant l'expiration de sa peine, juste avant la visite aux Etats-Unis du président chinois Jiang Zemin.

 Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala s'est pour sa part félicité de cette libération. "Nous pensons qu'il s'agit d'un nouveau geste favorable de la part des dirigeants chinois", a déclaré le Premier ministre en exil Samdhong Rinpoche.