INFO - Tibet 59/62
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Lettre dinformation n°13 – Janvier 2003 |
ÉDITORIAL
Bonjour à Tous,
En cette fin d'année, deux bonnes nouvelles sont arrivées :
1) la
libération de NGAWANG SANGDROL, le 17 octobre.
2) une amorce
de négociations entre le gouvernement chinois et le gouvernement tibétain en
exil, doit voire le jour avant juin 2003. ( articles dans le bulletin )
Pour 2003, nous vous souhaitons d'excellentes fêtes de fin d'année et vous présentons nos meilleurs vœux pour l'année nouvelle.
Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien et votre aide pour nos actions en 2003, dont la plus importante sera la manifestation européenne du 9 mars.
Le président, Fred GIGAUX.
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Samedi 22 février 2003 au Foyer Municipal de LIEVIN
Suivre Centre ville, puis Hôtel de Ville, Hôtel des Pompiers
de 18h à 19heures : Accueil, stand d' artisanat
de 19h à 20heures : Assemblée générale - Bilan année 2002, élection du bureau et projets 2003
20 heures : Repas tibétain
Suivi d'un spectacle de musique et de danses tibétaines
Compte rendu de la soirée et de l'AG
le Dimanche 9 mars 2003
Participation : 10 euros par personne
Pour la première fois, notre association mobilise un autobus pour une manifestation pour le Tibet.
Départ de LILLE : 10h sur le parking gratuit en terre NOREXPO près du Grand Palais
Retour à LILLE vers 19h
Retourner votre participation avec votre règlement
à Fred GIGAUX 102 rue Pasteur - 62800 LIEVIN
N'oubliez pas d'emmener vos amis.
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Nous avons décidé d'apporter notre soutien au Bureau du Tibet, en cautionnant cette campagne permanente de solidarité en faveur du Tibet.
Véritable passeport pour la générosité, le Blue Book est le signe auquel se reconnaissent les amis du Tibet au-delà des frontières nationales.
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ou en se
procurant des informations utiles auprès du
Bureau du Tibet 84 Bd A. Pinard, 75014 PARIS Tél. 01 46 56 54 53![]()
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La 4ème édition des Journées tibétaines, en novembre 2002,
a remporté un énorme succès avec plus de 1500 visiteurs.
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Le président
présente Jean-Paul RIBES |
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Ngawang
Sangdrol a été libérée le 17 octobre de la prison de Drapchi à Lhassa, 9 ans
avant la fin de sa peine, elle avait été condamnée à 21 ans de prison. Ngawang
Sangdrol avait été emprisonnée pour la 1ère fois à l'âge de 13 ans
et de nouveau à l'âge de 15 ans.
De toutes les prisonnières politiques au Tibet, la jeune nonne a passé la plus longue période en prison, avant d'être relâchée sur parole pour bonne conduite.
Coïncidence, sa libération est survenue la veille du départ de Jiang Zemin aux USA.
Elle est une des prisonnières politiques tibétaines dont la demande de libération fut le plus souvent demandée par les gouvernements occidentaux et les associations de défense des droits de l'homme.
Ngawang
Sangdrol est maintenant réunie avec sa famille, mais son état de santé est
déplorable, elle soufre de chocs traumatiques graves, dus aux nombreux passage
à tabac.
Nous lui souhaitons un prompt rétablissement, et attendons avec impatience de ses nouvelles.
Bien sûr nous continuerons
notre combat pour la libération de tous les autres détenus tibétains.![]()
Une délégation tibétaine de très haut niveau est arrivée le 9 septembre à Pékin, ont indiqué des responsables du gouvernement tibétain en exil en Inde.
Ces responsables n'ont pas précisé le but du voyage de la délégation mais le secrétaire du Dalaï Lama a déclaré que le leader spirituel tibétain était "très heureux que cette équipe soit en mesure d'entreprendre une telle visite".
La délégation, qui doit également se rendre dans la capitale tibétaine Lhassa, comprend Lodi Gyaltsen Gyari, envoyé spécial du Dalaï Lama aux États-unis et Kelsang Gyaltsen, son représentant en Europe.
Le frère aîné du chef spirituel tibétain, GyaloThondup, avait effectué le mois dernier une mission à Pékin et Lhassa.
Les contacts formels entre le Dalaï Lama et Pékin, via l'ambassade de Chine à New Delhi, ont été interrompus en 1993 mais les contacts informels se sont poursuivis par l'intermédiaire de M.Thondup.
Le 22 octobre, lors d'une audience avec plus de 800 Tibétains venus pour les enseignements du Kalachakra à Graz en Autriche, le Dalaï Lama leur a demandé de modérer leur attitude envers les autorités chinoises.
Se référant à la visite au Tibet et en Chine des envoyés spéciaux tibétains en septembre dernier et au message de Samdhong Rinpoché à propos de la visite de Jiang Zemin aux États-unis et au Mexique, le Dalaï Lama a expliqué aux Tibétains que lorsque les autorités chinoises montraient des signes pour renouer le contact, il serait bien de la part des Tibétains de réciproquer avec modération.
"Mais nous ne pouvons dire comment ces contacts évolueront. C'est très difficile à dire. Malgré tout, c'est mieux d'avoir un contact que l'inverse. Nous pourrons voir comment il se développera dans les prochains mois."
Le Dalaï Lama a déclaré que cette récente ouverture est une opportunité.
"Durant ces derniers mois, comme l'a signalé Samdhong Rinpoché, nous devons reconnaître le signal positif de la part du gouvernement chinois et suivant cela, notre manière de réagir devient cruciale."
"Pendant les prochains mois, si le gouvernement chinois continue à faire des progrès plus positifs, ce sera bénéfique pour l'ensemble des Tibétains et des Chinois, aussi nous avons besoin de continuer dans cette voie positive."
Le Dalaï Lama signalait qu'il est important pour la lutte tibétaine de montrer à la communauté internationale que nous sommes flexibles dans le but d'arriver à une solution béné-fique pour la cause tibétaine.
Mais la jeunesse tibétaine s'alignera-t-elle sur cette approche modérée?
Cinq laïcs ont été arrêtés le 18 octobre dernier dans la ville de Kandze située dans la Préfecture autonome tibétaine de Kandze (Province du Sichuan), le lendemain de l'arrivée d'une troupe de 400 soldats de l'Armée Populaire de Libération.
Cette arrivée et ces arrestations sont les résultats de plusieurs mois d'enquête par la police de Kandze suite à une série de cérémonies de prières de longue vie pour le Dalaï Lama, célébrées dans différentes communautés de la Préfecture de Kandze. Elles avaient débuté en février, période traditionnelle du nouvel an tibétain.
Les cinq personnes arrêtées sont toutes laïques dont un membre du parti communiste et employé du gouvernement. Les familles ont essayé, sans succès, de leur apporter de la nourriture à la prison de Kandze. Ces familles ne connaissent pas les motifs de détention mais ont été averties que les crimes sont sérieux.
Des témoins de Kandze signalent que les troupes armées ont occupé la ville et les villages voisins du 17 au 24 octobre. Durant cette même période, des groupes de 15 à 25 soldats effectuaient des patrouilles et des exercices de nuit dans la ville. La police locale a également établi des contrôles routiers dans et à l'extérieur de Kandze.
Les troupes restent postées dans la ville.
Des Tibétains présents lors des cérémonies et qui ont fui en Inde ont raconté que les habitants de la Préfecture de Kandze ont entamé ces cérémonies suite à l'information du mauvais état de santé du Dalaï Lama pendant l'initiation du Kalachakra à Bodhgaya, en Inde, en janvier 2002.
Lors de la plus importante cérémonie, le 13 février, un nombre important de Tibétains ont prié devant une grande photo encadrée du Dalaï Lama, défiant l'ordre officiel. Un film vidéo a été tourné durant cette cérémonie incluant le pique-nique et les danses. Plus de 100 copies de ce film ont été distribuées les semaines suivantes dans Kandze.
Malgré que les autorités chinoises ne fournissent aucune explication, les témoins tibétains de Kandze croient que les arrestations sont directement reliées à l'organisation des cérémonies de prière pour le Dalaï Lama.
"Quelques jours après que nous ayons reçu le document vidéo, la police est venue s'informer", déclare un Tibétain de Kandze." Les policiers tibétains et chinois sont passés de maison en maison, de magasin en magasin pour confisquer les vidéos. Vu le grand nombre de personnes les ayant distribuées, la police s'est contentée de collecter les cassettes et personne n'a été inquiété pour leur possession à ce jour".
Source: ICT
Cinq Tibétains arrêtés
Selon International Campaign for Tibet (I.C.T.), faisant suite à une enquête de la police locale sur des manifestations religieuses en l'honneur du Dalaï Lama, cinq Tibétains ont été arrêtés par l'armée chinoise le mois dernier à Kandze, dans la province du Sichuan.
Les cinq Tibétains ont été arrêtés le 19 octobre, au lendemain de l'arrivée de quelque 400 militaires chinois, selon le président de I.C.T., John Ackerly. "La tolérance religieuse au Tibet ne s'est pas améliorée en dépit d'un dégel apparent sino-tibétain au plan diplomatique", a-t-il estimé.
Alors que le Dalaï Lama effectue une visite en Mongolie, des trains ont été bloqués à la frontière entre la Chine et la Mongolie (afin d'empêcher des fidèles bouddhistes de traverser la frontière), selon des responsables des chemins de fer mongols.
Environ 500 passagers étaient bloqués depuis le 5 nov. du côté mongol à la gare de Zamiin-Uud, ont déclaré ces responsables.
Le Dalaï Lama, chef spirituel et temporel des Tibétains, s'est adressé le 6 nov. à une foule de 5 000 fidèles dans le plus grand centre culturel du pays, le Oulan Bator Palace, alors qu'un nombre équivalent de croyants étaient massés à l'extérieur de l'édifice.
Le Dalaï Lama est hautement considéré en Mongolie, où le bouddhisme est la religion de la majorité de la population.
Le chef spirituel tibétain est logé dans le quartier d'Ikh Tenger où vivent les dirigeants politiques mongols, et des sources non officielles ont indiqué qu'il pourrait rencontrer le Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, malgré une mise en garde adressé le 4 nov. par Pékin :
"La Chine s'oppose à des rencontres entre des responsables gouvernementaux de tout pays avec le Dalaï Lama sous n'importe quelle forme", selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
De nombreux bouddhistes sont venus pour voir le Dalaï Lama depuis la Mongolie intérieure chinoise ou la région d'Oulan Oudé, en Russie orientale.
Le 11ème Panchen Lama officiel, un garçon aujourd'hui âgé de 13 ans et choisi en 1995 par Pékin contre l'avis du Dalaï Lama, est l'invité du 16ème congrès du parti communiste, a rapporté le 9 nov. le China Daily.
Le quotidien de langue anglaise publie une photo montrant Gyancain (nom chinois, mais en tibétain Gyaltsen) Norbu, debout devant la scène de la grande salle du Palais du peuple où le secrétaire général du parti Jiang Zemin a prononcé le 8 nov. le discours d'ouverture, avec la légende "cher invité".
En toile de fond, la scène où le bureau politique du parti ainsi que les membres du présidium du congrès avaient pris place est visible, mais elle est seulement occupée par deux membres du personnel de service, et le journal ne dit pas si le Panchen Lama a assisté au discours de Jiang Zemin.
Le China Daily ne dit pas non plus si Gyaltsen Norbu est l'un des 40 "délégués invités" officiels du congrès, dont la liste, comme celle des 2 114 délégués, n'a pas été rendue publique.
En 1995, le Dalaï Lama avait reconnu un autre garçon, Gedhun Choekyi Nyima, comme étant le 11ème Panchen Lama. Mais Pékin a refusé de le reconnaître et le détient avec sa famille dans un endroit gardé secret.
Le gouvernement tibétain en exil a réagi le 15 nov. avec prudence à la nomination de Hu Jintao au poste de secrétaire général du parti communiste chinois (PCC).
"Nous saluons l'élection de Hu Jintao en tant que nouveau dirigeant de la Chine communiste et nous espérons qu'il usera de sa sagesse pour résoudre progressivement le problème tibétain", a déclaré Thupten Samphel, porte-parole du gouvernement en exil.
Le porte-parole n'a pas mentionné le fait que M. Hu a supervisé l'application en 1989 de la loi martiale au Tibet. Hu Jingtao a en effet dirigé le PCC au Tibet de fin 1988 à 1992. Il s'y est notamment illustré en matant une révolte en mars 1989, mettant fin à une décennie d'ouverture politique.
En revanche, le Tibetan Youth Congress, organisation non gouvernementale tibétaine de la diaspora, a estimé que "les nouveaux dirigeants avaient été formés à la mode ancienne par leurs prédécesseurs".
Free Tibet Campaign, basé à Londres, avait auparavant appelé le nouveau numéro un chinois à des "négociations sans conditions" avec le gouvernement en exil du Dalaï Lama, estimant toutefois que M. Hu ne mérite pas sa réputation de modéré.
En visite à Londres, Samdhong Rinpoche s'est dit "très optimiste" quant aux perspectives de négociations avec Pékin, après l'arrivée au pouvoir de Hu Jintao, un ancien chef du Parti communiste chinois dans la région "autonome" chinoise du Tibet.
"J'appelle mon peuple et ceux qui défendent notre cause à adopter un profil bas et à se garder de toute provocation au moins jusqu'en juin 2003", a déclaré Samdhong Rinpoche.
"Mais nous ne pouvons attendre indéfiniment". "La maîtrise de la situation pourrait nous échapper si les négociations se faisaient trop attendre", a-t il ajouté. La patience d'une nation a des limites. Lorsqu'un peuple se sent frustré et perd courage, il peut ne plus penser sagement. Les jeunes Tibétains sont très, très patriotes, et la situation actuelle ne les satisfait pas" a-t-il déclaré.
Samdhong Rinpoche a été élu directement par les membres de la diaspora tibétaine en septembre 2001.
En octobre, il avait appelé les partisans du gouvernement tibétain à suspendre leurs mouvements de protestation contre la Chine dans l'espoir de voir se renouer un dialogue après la visite d'une délégation tibétaine à Pékin.
UN MOINE TIBETAIN MEURT TORTURE EN CAMP DE TRAVAIL FORCE
Le contexte général actuel de la cause tibétaine était pourtant encourageant, avec la libération cette année de 3 prisonniers politiques emblématiques, et la possibilité d'un dialogue entre le gouvernement chinois et le gouvernement tibétain en exil. Cependant, quelques jours après l'arrivée au pouvoir de Hu Jintao, nous venons d'apprendre par le "Tibetan Center for Human Rights and Democracy" (TCHRD) basé à Dharamsala, le décès d'un moine tibétain torturé en camp de travail forcé. Le moine Lobsang Dhargyal, âgé de 40 ans a été transféré fin 2001 dans le camp de la centrale hydroélectrique du village de Siling (Comté de Machen). Il est décédé le 19 Nov 2002. Il a subi des tortures et des violences probablement dans le but de le faire parler, comme souvent les prisonniers politiques. Il a été arrêté et emprisonné pour 16 ans sur la base de suspicion d'espionnage et de séparatisme, alors qu'il rentrait au Tibet pour rendre visite à sa mère en Mai 2001. Il avait déjà été emprisonné pour 3 ans et demi en 1992 pour avoir réclamé la liberté pour le Tibet, puis avait quitté le Tibet.
Résolution adoptée par la Conférence parlementaire
européenne sur le Tibet,
Parlement
Européen, Bruxelles, Belgique 14/15 novembre 2002
Les participants à la Conférence parlementaire européenne sur le Tibet, comprenant des membres du Parlement Européen et des parlements nationaux des États membres de l'Union Européenne, des États candidats et de la Confédération helvétique, des représentants de groupes de soutien au Tibet et d'ONG, rassemblés à Bruxelles les 14 et 15 novembre pour débattre de la situation au Tibet :
à l'unanimité
1° déplorent la poursuite des violations des droits du peuple tibétain par le gouvernement de la République populaire de Chine (RPC) ;
2° saluent les efforts assidus de Sa Sainteté le Dalaï Lama et du gouvernement du Tibet (en exil) pour éviter le recours à la violence et trouver une solution politique pacifique à la tragédie du Tibet ;
3° saluent de tout coeur la reprise des contacts entre le gouvernement de la République populaire de Chine et les envoyés de S.S. le Dalaï Lama en Chine et au Tibet au mois de septembre 2002 ;
4° saluent la libération de quelques prisonniers politiques tibétains, dont, cette année, Takna Jigmé Sangpo et Ngawang Sangdrol ;
5° félicitent M Hu Jintao pour sa nomination au poste de Secrétaire général du Parti communiste chinois et lui demandent instamment de prendre sans tarder des mesures décisives pour résoudre le problème sino-tibétain par la négociation ;
6° réaffirment l'importance du respect absolu des droits humains du peuple tibétain et, en particulier, de l'exercice du droit du peuple tibétain à l'autodétermination ;
7° se félicitent de l'invitation qui a été faite à S.S. le Dalaï Lama de s'adresser au Parlement Européen le 24 octobre 2001 et saluent le discours qu'il a prononcé et les propositions qu'il a formulées à cette occasion ;
8° expriment l'inquiétude que suscite l'absence d'une politique européenne sur le Tibet cohérente et déterminée, visant à assurer le respect des droits du peuple tibétain et à promouvoir un règlement politique du problème sino-tibétain ;
9° déplorent que le dialogue entre l'Union Européenne et la République populaire de Chine sur les Droits de l'Homme n'ait toujours pas d'effet positif notable sur la situation au Tibet ;
10° sont convaincus de l'importance de garantir la paix et la stabilité au Tibet et dans les régions avoisinantes ainsi que des dangers que représenterait un échec en la matière pour l'ensemble de la région et au-delà ;
11° sont convaincus de surcroît que l'Europe ainsi que les gouvernements et parlements nationaux peuvent et doivent élaborer une politique déterminée qui vise à apporter une solution politique rapide et durable au problème sino-tibétain ;
12° rappellent les résolutions du Parlement Européen du 15 janvier 1998 et du 11 avril 2002 demandant au Conseil et à la Commission de nommer un Représentant spécial de l'Union Européenne pour le Tibet ;
13° notent avec une grande satisfaction que le détenteur d'un poste similaire au sein du gouvernement des États-unis - le Coordinateur spécial des États-unis pour le Tibet - a contribué à inspirer au gouvernement des États-unis une politique proactive et cohérente vis-à-vis de la Chine et du gouvernement du Tibet (en exil) en ce qui concerne le Tibet ;
14° sont hautement conscients de l'impact positif du travail du Coordinateur spécial des États-unis pour le Tibet ;
15° rappellent la résolution du Parlement Européen du 6 juillet 2000 envisageant de reconnaître formellement le gouvernement du Tibet (en exil) comme représentant légitime du Tibet et du peuple tibétain si aucun accord entre le gouvernement de la RPC et le gouvernement du Tibet (en exil) sur un nouveau statut du Tibet, acceptable par le peuple tibétain, n'était conclu d'ici le 6 juillet 2003 ;
16° rappellent les résolutions récentes votées par des parlements nationaux, dont la résolution sur le Tibet adoptée par la Chambre des députés du Parlement italien, le 9 octobre 2002 ;
17° sont convaincus de l'importance d'adopter une position de principe dans les rencontres multilatérales, et en particulier aux Nations unies, sur la situation au Tibet et notamment sur la situation des Droits de l'Homme ;
18° sont tout autant persuadés que la poursuite d'actions, notamment la présentation de résolutions sur la situation au Tibet devant la Commission des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations unies, n'est en rien incompatible avec la tenue d'un dialogue sur les Droits de l'Homme avec la République populaire de Chine et pourrait même contribuer à ce que dialogue produise des effets ;
En conséquence, nous
I - prions instamment le Conseil et la Commission de l'Union Européenne de mettre en oeuvre les résolutions susmentionnées du Parlement Européen sur le Tibet et de nommer sans délai un Représentant spécial sur le Tibet, en prenant modèle, dans la mesure qui convient, sur la fonction similaire assumée par le Coordinateur spécial des États-unis pour le Tibet, et en donnant au Représentant spécial le mandat d'aider les États membres de l'Union Européenne aussi bien que les États qui aspirent à le devenir à élaborer et mettre en oeuvre une politique européenne consistante sur le Tibet, visant à promouvoir dans un avenir proche des négociations sérieuses en vue d'une solution juste et durable à la gravité de la situation au Tibet ;
II - appelons l'Union Européenne et tous les gouvernements européens à saisir toutes les occasions qui se présentent d'exercer de fortes pressions sur le gouvernement de la République populaire de Chine pour qu'il mette à profit la reprise des contacts avec les représentants de S. S. le Dalaï Lama pour aller de l'avant et s'engage immédiatement dans des négociations sérieuses et sincères afin de trouver une solution politique juste et définitive ;
III - appelons le Parlement Européen et les parlements nationaux des pays européens à prendre les mesures qui conviennent en vue de la reconnaissance du gouvernement du Tibet (en exil) comme représentant légitime du Tibet et du peuple tibétain si, d'ici le 6 juillet 2003, aucun accord politique satisfaisant établissant un nouveau statut du Tibet n'a été conclu entre le gouvernement de la RPC et le gouvernement du Tibet (en exil) ;
IV - appelons l'Union Européenne à passer régulièrement en revue les résultats de son dialogue sur les Droits de l'Homme avec la RPC, conformément aux critères convenus, et d'établir un secrétariat permanent responsable de la conduite effective de ce dialogue à l'avenir ;
V - prions instamment tous les gouvernements européens ainsi que le Conseil et la Commission de l'Union Européenne de réévaluer leur manque d'initiative récent en vue de faire adopter des résolutions par la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU sur la Chine et le Tibet, et de présenter et soutenir activement de telles résolutions lors de la prochaine session de la Commission et des sessions suivantes, et, tout particulièrement, de demander que la Troïka européenne joue un rôle déterminant à cet égard en 2003, 2004 et 2005 ;
VI - appelons l'Union Européenne et les gouvernements des États européens à soulever la question du droit du peuple tibétain à l'autodétermination au 3ème Comité de l'Assemblée générale des Nations unies lors de sa prochaine session et des sessions suivantes ;
VII - exigeons la libération par la République populaire de Chine de tous les prisonniers politiques tibétains, dont le Panchen Lama, Gedhun Choekyi Nyima, âgé de 13 ans, en captivité depuis 1995 ;
VIII - demandons au Parlement Européen, aux parlements nationaux, à la Commission européenne et au Conseil de prendre des mesures pour observer attentivement si le traitement réservé aux Tibétains par les autorités de la RPC est modifié par le privilège accordé à la Chine d'accueillir les Jeux olympiques en 2008 et, si aucune amélioration substantielle n'est constatée, d'appeler la famille olympique et ses représentants, dont le C.I.O., à prendre des mesures appropriées ;
IX - nous engageons à poursuivre résolument notre action au sein de nos corps législatifs, du Parlement Européen et des parlements nationaux, aussi bien que dans nos relations avec les gouvernements nationaux et régionaux, et avec les organisations internationales, sur tous les points exposés dans la présente déclaration et à nous tenir mutuellement informés de chaque progrès et réaction à cet égard jusqu'à la prochaine conférence parlementaire européenne sur le Tibet qui aura lieu dans un an.
(*) Dans le présent document, on entend
par Tibet les trois provinces de l'U-Tsang, du Kham et de l'Amdo.![]()
Ne laissons pas exécuter deux Tibétains injustement condamnés.
Deux religieux tibétains, Trulku Tenzin Delek et Lobsang Dhondup sont en danger de mort. Ils ont été condamnés le 3 décembre à la peine capitale par un tribunal de Karze, une "préfecture autonome tibétaine" rattachée à la province chinoise du Sichuan. Arrêtés le 7 avril 2002 à la suite d'explosions ayant eu lieu le 3 avril dans la ville de Chengdu, Sichuan), ils ont été gardés au secret pendant 8 mois, n'ont pas eu le droit de préparer leur défense ni d'obtenir un procès équitable. Ils ont toujours nié toute culpabilité des chefs d'accusation qui leur étaient reprochés, à savoir "complicité d'attentat", "détention d'armes" et "menées séparatistes". Au cours de l'audience, Trulku Tenzin Delek, un enseignant religieux hautement respecté de la région de Lithang, a été bâillonné brutalement par les gardes alors qu'il dénonçait les conditions du procès et affirmait sa fidélité au Dalaï Lama. Faute d'obtenir l'adhésion des Tibétains et de l'opinion mondiale à la politique de colonisation qu'elle mène au Tibet, la Chine s'en prend aux dirigeants religieux qu'elle tente de faire passer pour des "terroristes". Un amendement à la loi criminelle chinoise, passé en décembre 2001, permet en effet de condamner à mort les membres supposés "d'organisations terroristes", dont il n'est donné aucune définition et qui incluent toutes les formes d'activités politiques, même non-violentes. Cette décision inique, immédiatement exécutoire pour l'un des condamnés, intervient au moment où la Chine cherche à donner une image d'elle-même plus libérale.

PHOTO DE TENZIN
DELEK,
UN DES MOINES TIBETAINS CONDAMNES À MORT
Tenzin Deleg Rinpoche
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