Rapport US sur les droits de l'homme en 2001
Le département d'Etat américain vient de publier son rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde (hors USA).
Selon ce rapport, les violations des droits de l'Homme ont été "nombreuses et graves" en Chine en 2001. "Les autorités répriment toujours avec célérité toute personne ou groupe, qu'il soit religieux, politique ou social, perçu comme une menace pour le pouvoir ou la stabilité nationale".
"Dans beaucoup de cas, le système judiciaire refuse aux accusés des garanties juridiques minimales", poursuit le texte qui souligne également que le gouvernement chinois "ne respecte pas la vie privée des citoyens" notamment en "restreignant le nombre d'enfants qu'une famille est en droit d'avoir".
Le rapport souligne que la liberté d'expression, d'association et de culte est "sévèrement restreinte" et que de "graves violations de droits de l'Homme persistent au Tibet et au Xinjiang, où la sécurité a été renforcée".
De plus "le gouvernement ne permet pas à des organisations non gouvernementales indépendantes chinoises de surveiller le respect des droits de l'Homme", rappelle le texte.
Le département d'Etat regrette aussi l'absence de statistiques officielles sur le nombre de condamnations ou de prisonniers.
"A cause du contrôle étroit exercé par le gouvernement sur l'information, il n'est pas possible de déterminer précisément le nombre de personnes détenues ou ayant été arrêtées de façon arbitraire".
La campagne "frapper fort" qui s'est traduite par plus de 2 000 exécutions en six mois, a aussi ciblé "quelques dissidents, séparatistes et membres des églises clandestines", selon le département d'Etat.
"Selon des informations de presse internationale, plus de 200 000 personnes sont incarcérées dans des camps de rééducation par le travail sans que leurs dossiers puissent être réexaminés". "Le travail des enfants existe dans les régions rurales" et "le trafic d'êtres humains est un grave problème", selon le document qui s'intéresse aussi au droit du travail, et souligne que "la Chine n'a pas ratifié les conventions sur le droit d'association, le droit à la négociation collective et l'interdiction du travail obligatoire".
Le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté ce rapport, arguant qu'il constitue une "ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de droits de l'Homme".
AFP 5 mars 02