Tchenrézi (tibétain)   Avalokiteshvara (sanskrit)

“Celui qui regarde en bas” (vers les misères du monde). Au Tibet, chaque mantra* “Om Mani Padme Houng”** murmuré lui est dédié en tant que sauveur, libérateur du karma*** négatif. On le connaît également sous le nom de Lokeshvara, émanation du dieu hindou Shiva, et correspond à la divinité chinoise “Kuan Yin“ (Guanyin).

Il représente la compassion, dont l’essence-même s’exprime à travers la formule “Om Mani Padme Houng”, qui s’inscrit partout au Tibet, à l’entrée des temples, gravée sur le roc, au bord des routes, au flanc des collines, sur les moulins à prières.

*mantra: (sanskrit): “protection de l’esprit”. Son, syllabe ou ensemble de syllabes chargées d‘énergie, prononcés à haute voix, ou simplement en pensée, durant la méditation. Le mantra aide à créer un rapport avec les niveaux les plus profonds de la conscience. Dans le bouddhisme tantrique, la puissance évocatrice d’un mantra réside en partie dans la sonorité de ses syllabes.

**Om Mani Padme Houng: “Ô Toi Joyau dans le Lotus”, formule sanskrite attribuée à Avalokiteshvara. Il constitue le plus important et le plus ancien des mantra du bouddhisme tibétain. La répétition de cette formule permet de s’échapper du cycle des renaissances et d’entrer dans le Nirvana. C’est dans cet intervalle de 49 jours qui sépare la mort de la renaissance que ce mantra peut déployer toute sa puissance.

***karma: (sanskrit): “action”. Bilan des bonnes et mauvaises actions réalisées au cours de l’existence. Le karma détermine la qualité de la réincarnation suivante.