DERNIÈRES NOUVELLES DU TIBET
Source : 36
15 Tibet Info
http://www.tibet-info.net rubrique "Informations",
"Nouvelles du Tibet"
2
nonnes tibétaines témoignent
A l'invitation d'Amnesty International (http://www.amnesty.org) et de plusieurs associations de soutien au peuple tibétain, deux jeunes religieuses tibétaines anciennes prisonnières de conscience, Passang Lhamo et Choying Kunsang, seront en France du 29 janvier au 5 février. Elles témoigneront des injustices et des mauvais traitements subis lors de leur détention à la prison de Drapchi (Lhassa). Les deux jeunes femmes, qui se sont enfuies en Inde en mai 2000, vivent aujourd'hui en exil à Dharamsala. Un programme détaillé de leur visite à Paris et en province sera mis en ligne très prochainement sur l'agenda de Tibet Info.
Le "Dossier du mois"
de janvier (http://www.tibet-info.net/dossier/index.shtml) est consacré à cette visite et reprend en outre la
biographie de Passang Lhamo et Choying Kunzang et leurs photos.
Pour en apprendre un peu plus sur la condition des nonnes au
Tibet, nous vous invitons à lire sur ce sujet : - "Les
rebelles de l'Himalaya", (http://www.tibet-info.net/biblio/docu_actu.html#4) de Philippe Broussard, Editions Denoël - "La
prisonnière de Lhassa", (http://www.tibet-info.net/biblio/docu_actu.html) de Ph. Broussard et Danielle Laeng, Edit. Stock. Plus
d'informations (en anglais) sur le site du Tibet Information
Network (www.tibetinfo.net) et sur le
site www.drapchi14.org. Pour soutenir le combat des prisonniers de conscience
tibétains, la CAPT (http://www.tibet-info.net/actions/capt.html) vous propose de parrainer l'un ou l'une d'entre eux :
CAPT 2 rue d'Agnou 78580 Maule Tél. 01 30 90 88 25 N 020108
La Chine, qui n'hésite pas
à jouer les bons apôtres en appelant bruyamment l'Inde et le
Pakistan à "une certaine retenue" dans le conflit qui
les oppose à propos du Cachemire, (région qui connaît
actuellement un regain de tension), est loin de mettre en
pratique ses paroles. Elle a dû reconnaître avoir livré dix
avions de combat F-7PG au général Musharraf, dont l'armée de
l'air accuse un retard certain sur celle de son voisin indien. 30
autres avions du même type seront livrés en début d'année
2002. Son excuse, selon M. Sun Yuxi, porte parole du Ministère
chinois de la Défense : le contrat est antérieur à la crise
actuelle ! Difficile pourtant de faire semblant d'ignorer que
l'Inde et le Pakistan sont en guerre larvée depuis un demi siècle
! "Une bouche, deux langues" disent les Tibétains. Le
Premier ministre chinois Zhu Rongji se prépare pour sa part à
effectuer une visite en Inde à partir du 13 janvier, mais Pékin
a d'ores et déjà fait savoir qu'il n'entendait pas jouer un rôle
de conciliateur entre New Delhi et Islamabad.
Source : AFP 10 jan 02 N 020110
Le Conseil d'Etat chinois a
le sens du commerce. Pour répondre aux voeux des businessmen du
comté de Zhongdian, au sud-ouest de la province du Yunnan, (c'est-à-dire
une région tibétaine du Kham Gyalthang), pour développer le
tourisme, il les a autorisés à rebaptiser le comté en "Shangri-La".
Shangri-La est le nom d'un paradis imaginaire où le temps ne s'écoule
pas, et qui est dirigé par une sorte de lama, imaginaire lui
aussi, à la sagesse infinie. Il fut inventé en 1933 par le
romancier américain James Hilton dans son livre "Horizons
perdus", mais l'oeuvre eut tant de succès que l'image de
Shangri-La, pour caricaturale qu'elle soit, finit parfois par se
confondre avec celle d'un Tibet fantaisie. Voila au moins qui
mettra les choses au clair : Shangri-La, qui n'a jamais existé,
figure désormais parmi les instruments de la politique
touristico-politique de la Chine. Toute une façon de voir le
monde !
Source : AFP 10 jan 02 N 020111
Animan
: 2 articles sur le Tibet
Dans son numéro déc. 2001-janv.
2002, le magazine "Animan" publie deux articles sur le
Tibet, l'un sur "la montagne sacrée" (le Mont Kailash),
et l'autre sur la destruction de Serthar, l'un des plus grands
centres monastiques actuels. Détail de l'article sur le site. NB
Animan est difficile à trouver en France. Il est disponible plus
facilement dans les librairies suisses.
N 020112
Dans un rapport rendu public
à Dharamsala, en Inde, le 7 janvier 2002, le TCHRD (Tibetan
Center for Human Rights and Democracy) contredit les allégations
chinoises concernant une amélioration des droits de l'homme au
Tibet. Le TCHRD indique que le nombre des prisonniers d'opinion
s'est accru en 2001, tandis que 10 morts en détention étaient
à déplorer au cours de l'année, et déplore une aggravation
sensible de la répression antireligieuse. Au cours des 12
derniers mois, le nombre des détenus de conscience s'est élevé
au total (pour les cas identifiés comme tels) à 254, tandis que
les expulsions de religieux s'élevait à 9 804 et que plusieurs
institutions étaient fermées, ou détruites comme l'université
bouddhique de Larung Gar, près de Serthar. Aucune amélioration
n'avait pu être constatée dans les domaines de l'économie, de
l'éducation ou de la santé, celles-ci devenant de plus en plus
coûteuses pour les Tibétains. L'éducation de surcroît s'est
considérablement sinisée. Enfin, alors que 1 375 Tibétains ont
réussi à fuir leur pays pour trouver refuge en Inde, ce
chiffre, inférieur à celui des autres années, doit tenir
compte des 2 500 arrestations à la frontière tibéto-népalaise
et du renvoi au Tibet de tous ces candidats à l'exil. Celui-ci
se traduit dans la majorité des cas par de lourdes peines de
prison extrajudiciaires ou des amendes importantes.
Source : TCHRD, 8 jan 2002 N 020113
N. Choephel : Déclaration du
TCHRD
Article complet sur le site. Temporairement sur http://www.tibet-info.net/info/info.shtml puis dans les archives 2002. N 020123
N. Choephel : plus de précisions...
Récapitulatif du Tibet Information Network (Londres). En raison
de la longueur de l'article : infos sur le site. N 020124
Un
peu de repos pour le Dalaï Lama
Le 15 janvier, des médecins
ont conseillé le repos au Dalaï Lama qui s'est plaint de
vertiges et de problèmes gastriques. Agé de 66 ans, le Dalaï
Lama doit donner un enseignement du Kalachakra à Bodhgaya, dans
la région du Bihar, mais des médecins lui ont ordonné au moins
24 heures de repos, alors qu'il est en déplacement. Selon S.N.
Mishra, chef de l'institut cardiologique Indira Gandhi, le Dalaï
Lama souffre simplement d'hypotension suite à une gastroentérite.
Il a exclu tout problème cardiaque, soulignant que le dignitaire
n'a pas été hospitalisé.
Source : AFP 15 jan 02 N 020115
En 2001, les succès de la
Chine sur la scène internationale et la campagne antiterroriste
suite aux attentats du 11 septembre ont été accompagnés par
une augmentation des violations des droits de l'Homme, selon le
rapport annuel de l'organisation Human Rights Watch (HRW). Parallèlement
à l'accession de la Chine à l'OMC et au choix de Pékin pour
les J.O. de 2008, les dirigeants chinois ont "arrêté des
universitaires, fermé des magazines et des journaux, contrôlé
étroitement les contenus de l'internet", selon
l'organisation basée à New York. Ils ont aussi "remis au
goût du jour une campagne 'frapper fort' faisant fi des garde-fous
légaux pour les suspects de droit commun, les terroristes et séparatistes
présumés et les prétendus extrémistes religieux", a
ajouté HRW. Et si les experts en droit se sont efforcés de
professionnaliser le système juridique chinois, "l'Etat de
droit" a souvent servi à justifier des politiques répressives.
Le contrôle sur l'internet s'est considérablement renforcé en
2001, parallèlement à son développement rapide en Chine. Des règlements
adoptés en nov. 2000 "ont exigé des portails d'avoir pour
seules sources d'information des médias contrôlés par l'Etat"
et le nombre des policiers chargés de surveiller Internet a été
porté à plus de 300 000, poursuit l'organisation américaine.
HRW critique aussi les sociétés basées aux Etats-Unis qui opèrent
sur Internet en Chine et se plient aux volontés du régime,
comme Sohu.com, partiellement détenu par le groupe Dow Jones.
Sohu met en garde les internautes : "Si vous êtes un
ressortissant chinois et choisissez volontairement d'enfreindre
ces lois (par ex. en critiquant la constitution chinoise ou
nuisant à la réputation de la Chine), Sohu.com est légalement
tenu de vous dénoncer au Bureau de la sécurité publique".
Et selon une note de service interne d'AOL rapportée par HRW,
cette société indique qu'elle fournirait des informations sur
des dissidents, à la demande des autorités chinoises. La Chine
a poursuivi sa politique de répression à l'égard de divers
mouvements spirituels ou religieux, notamment du Falungong et du
Zhonggong. Pékin a mis en place un groupe d'études spécial
pour mettre le christianisme et l'islam "en conformité avec
le socialisme". Au Tibet, la campagne "frapper fort"
vise notamment "ceux qui aident des gens à passer la frontière".
Au Xinjiang, à majorité musulmane, les autorités ont arrêté
"605 suspects, détruit six organisations séparatistes et
terroristes" et exhibé des "criminels" au cours
de centaines de rassemblements publics.
Source : AFP, HRW 17 jan 02 N 020117
Visite
des religieuses tibétaines
A l'initiative d'Amnesty
International (http://www.amnesty.asso.fr/01_informer/12_actualite/#bio) et de plusieurs associations de soutien au peuple tibétain,
deux jeunes religieuses tibétaines, anciennes prisonnières de
conscience, seront en France du 29 janvier au 5 février Le
programme de leur visite en France ainsi que leurs biographies
sont disponibles sur le site www.tibet-info.net/dossier/index.shtml Programme complet sur http://www.tibet-info.net/info/agenda/index.shtml
N 020120
Ngawang
Choephel libéré le 20 janvier
Ngawang Choepel, un
musicologue tibétain qui purgeait une peine de prison de 18 ans
pour espionnage, a été libéré pour raisons médicales par les
autorités chinoises après plus de six années de détention. Il
est arrivé le 20 janvier à Détroit, aux Etats-Unis, en
provenance de Pékin. Ngawang Choephel est né au Tibet en 1966,
a grandi en Inde puis est parti étudier la musique aux Etats-Unis.
En 1995, il est retourné dans son pays natal pour tourner un
documentaire sur les arts traditionnels et a été arrêté par
les autorités chinoises qui l'accusaient de se livrer à "des
activités séparatistes". Pour obtenir sa libération, des
organisations de défense de la cause tibétaine et des
mouvements de défense des droits de l'homme ont mené une
campagne internationale à laquelle ont notamment participé des
musiciens aussi célèbres que Paul McCartney et Annie Lennox.
"La campagne se termine aujourd'hui sur un succès qui
justifie les efforts de tous ceux qui, dans le monde entier ont
rendu possible sa libération", a déclaré John Ackerly, le
président de International Campaign for Tibet. Ngawang Choephel
a été relâché un mois avant la visite d'Etat que doit
effectuer en Chine le président Bush, et cette libération peut
être considérée dans ce contexte comme une tentative de la
Chine d'améliorer ses relations avec les Etats-Unis. Au cours de
sa détention, Ngawang Choephel a observé des grèves de la faim
pour protester contre l'absence de soins à la suite de troubles
du foie, des poumons, de l'estomac et des voies urinaires. Sa mère,
Sonam Dekyi, a déclaré après lui avoir rendu visite en prison
qu'il n'avait plus que la peau sur les os et qu'il était en très
mauvaise santé. "Ngawang Choephel était un prisonnier
politique mais il n'était pas une personnalité politique. Il
reste encore des centaines de prisonniers politiques tibétains,
dont Chadrel Rimpoché, Ngawang Sangdrol, Tanak Jigmé Sangpo et
le Panchen Lama qui est l'un des plus jeunes prisonniers
politiques du monde. Ils ont été emprisonnés par la Chine en
raison de leurs croyances, ou parce qu'ils ont demandé le
respect des libertés fondamentales et des droits des Tibétains",
a déclaré J. Ackerly. "La juste conclusion de son cas est
un encouragement pour nous mais nous continuerons à appeler le
gouvernement chinois à prendre des mesures concrètes pour améliorer
les droits de l'homme au Tibet". Amnesty International
rappelle également que bien que libéré, il n'aurait jamais dû
être emprisonné...
Sources : AFP, ICT 20 jan 02 N 020121
Initiation
de Kalachakra reportée
Sa Sainteté le Dalai Lama
vient d'annoncer au public réuni à Bodh Gaya que pour des
raisons de santé il ne sera pas en mesure de donner cette année
l'enseignement du Kalachakra. De récentes informations déclaraient
que le Dalai Lama souffrait d'hyper-tension. Les médecins
consultés lui avaient vivement conseillé de prendre du repos à
Delhi avant de se rendre à Bodh Gaya, rajoutant que l'initiation
du Kalachakra qu'il projetait de donner nécessitait un potentiel
d'énergie dont il ne disposait pas. Depuis plusieurs années,
les secrétaires de Sa Sainteté ne cachent pas que ses médecins
personnels lui demandent instamment et fréquemment de limiter au
plus ses entretiens publics ou privés afin de ménager sa santé.
Le leader tibétain souffrirait surtout de fatigue à cause de
ses trop nombreuses activités et trop nombreux voyages. Pour sa
part, le Dalaï Lama a tenu à s'adresser aux participants venus
parfois de très loin. Il leur a précisé : "En temps
normal, je suis en très bonne santé. C'est pour cela que je
n'ai pas tenu compte des avis de mes conseillers qui me
recommandent toujours de me reposer. J'ai eu tort. Il est vrai
que lorsque je suis revenu de l'Inde du sud, j'étais en très
bonne forme, et quelques jours après, j'ai voulu faire un pèlerinage
à Nalanda et au Pic des Vautours... J'ai énormément transpiré
et j'ai eu des douleurs abdominales qui n'ont fait que
s'amplifier... [une forme de gastro-entérite. NdR] Lorsque
j'avais 37 ans, j'ai eu une jaunisse mais je m'en suis vite remis.
Je pensais qu'il en serait de même cette fois-ci. D'ordinaire,
je recommande aux gens de ne pas être stupide et de prendre du
repos quand ils se sentent fatigués. J'ai eu tort de ne pas
avoir appliqué ce conseil à mon propre cas. J'ai donc pensé
qu'il valait mieux que je reporte ces enseignements de Kalachakra
au 11ème ou 12ème mois du calendrier tibétain de l'année
prochaine. Ne soyez pas déçus de ce report. La raison éminemment
spirituelle qui vous a poussé à venir dans un endroit sacré
comme Bodh Gaya vous apportera de nombreux mérites pour chaque
pas que vous y accomplirez". Parmi les nombreux laïcs et
religieux présents à Bodhgaya, le jeune Karmapa Ugyen Thinley
Dorjee participera à la prière collective pour la longue vie du
Dalaï Lama le 30 janvier.
Source : WTNN et correspondant Tibet Info, Dharamsala N 020125
Le Dalai Lama a quitté Bodh Gaya ce 27 janvier à bord d'un hélicoptère puis d'un avion militaire indien pour se rendre à Mumbai où il est entré à l'hopital Lilavati à pied, en saluant les caméras et les journalistes présents. Les médecins ont annoncé qu'ils feraient une déclaration de presse le 28 janvier à 12h30 sur l'état de santé du leader tibétain. Les rituels de longue vie auxquels Sa Sainteté devaient participer, puisqu'ils lui étaient destinés, ont été annulés. Le Karmapa a donc lui aussi quitté Bodh Gaya aujourd'hui entouré de nombreux gardes de sécurité. Une chaîne d'information indienne a déclaré le 25 janvier que des 'terroristes étrangers' qui ciblaient Sa Sainteté le Dalai Lama auraient été arrêtés et seraient interrogés par la police indienne. Les nouvelles affluent de toutes parts jetant les Tibétains dans la confusion et l'angoisse. Nombreux sont ceux qui ont décidé d'implorer leur chef spirituel de prendre un repos prolongé de plusieurs mois et de renoncer, entre autres, à un voyage à New York programmé pour avril prochain. Prière de longue vie pour le Dalaï Lama Pour ceux qui le souhaitent, voici une version "courte" de la prière de longue vie pour le Dalaï Lama, récitée ces jours-ci par de nombreuses personnes dans le monde : "Dans la terre pure entourée d'une chaîne de montagnes ennneigées Il est la source de tous bienfaits, de tous bonheurs, Que la vie de "L'Océan Détenteur des Enseignements", le puissant Avalokiteshvara Dure des temps infinis"
Transcription phonétique de
la prière tibétaine : Kangri rawé korwé shing kam sou Pentang
déwa malu djoungwé né Tchenrézik wang tendzin guiamtso yi
Shap pé kelkyi partou tenkyour tchik (Traduction Padmakara)
Source : Correspondant Tibet Info Dharamsala. N 020127
Le
Dalaï Lama en bonne voie...
Le Dalaï Lama récupérait
le 28 janvier d'une infection intestinale dans un hôpital de
Bombay où il est soigné, a déclaré son secrétaire personnel.
Des médecins de l'hôpital de Lilavati ont dit qu'il était
souriant et pourrait bientôt sortir. Selon son secrétaire,
Tenzin Tethong, l'infection intestinale "est sous contrôle.
Depuis le début du traitement aux antibiotiques, on a constaté
une amélioration visible. On s'attend à ce qu'elle se poursuive",
a-t-il dit. Les médecins devaient procéder à d'autres examens
dans la journée du 28.
Source : AFP 28 jan 02 N 020128
Jack Lang reçoit deux Tibétaines
Le ministre de l'Education nationale Jack Lang
a reçu le 28 janvier deux religieuses bouddhistes tibétaines,
venues en Europe témoigner de la situation et des conditions de
détention au Tibet (Voir articles pages suivantes). Pour avoir
manifesté en faveur de la liberté, Choying Kunsang et Passang
Lhamo, 31 et 26 ans, étaient restées emprisonnées quatre et
cinq ans, jusqu'en 1999, à la prison de Drapchi, près de
Lhassa, la capitale du Tibet contrôlé par la Chine depuis 1959.
Les deux femmes, accusées de "crimes mettant en danger la sécurité
de l'Etat", racontent avoir fait l'objet de tortures, séances
d'endoctrinement et violences physiques et morales. Le 28 janvier
au soir, Jack Lang s'est dit en les recevant au ministère "convaincu
que les autorités chinoises se grandiraient à reconnaître
l'originalité tibétaine, sa langue, sa culture, ses traditions,
sa religion". "C'est un trésor humain incomparable qui
doit être pleinement respecté", a déclaré le ministre,
qui avait rencontré il y a un an le Dalaï Lama, et a ajouté
que "les portes des écoles françaises sont ouvertes pour
faire connaître la situation du Tibet". Selon une des
nonnes, Choying Kunsang, "la situation au Tibet et en
particulier dans les prisons empire et la liberté religieuse
n'existe pas". A l'invitation d'Amnesty International et de
plusieurs associations de soutien aux Tibétains, les
religieuses, qui vivent désormais en exil à Dharamsala, en
Inde, ont entrepris un tour d'Europe, qui les a déjà conduites
en Irlande. Après la France, elles doivent se rendre en
Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et à Genève où elles
comptent interpeller la commission internationale des Droits de
l'homme de l'ONU.
Source : AFP 28 janvier 02 N 020130